
LOGEMENTS PARIS 19e
Réhabilitation de 52 logements et transformation de locaux commerciaux en 5 logements PMR

Réhabilitation de 52 logements et transformation de locaux commerciaux en 5 logements PMR

Ce projet de 26 chambres d’étudiants, localisé rue Franklin à La Courneuve, s’insère dans un tissu dense à dominante pavillonnaire, et dans un quartier en plein renouvellement. Le projet a été imaginé comme deux pavillons reliés par un jardin intérieur. Le bâtiment se compose soubassement, formant d’un accroche sur la rue et d’un corps d’édifice sur deux niveaux,couronné d’un attique en retrait dans le respect des gabarits imposés par l’alignement opposé. Les volumes sont simples et habillés majoritairement d’un parement brique de terre cuite, faisant référence à l’écriture des pavillons environnants, et d’un enduit mince sur isolant de couleur claire. Un volume en creux singularise l’entrée. Les menuiseries sont en aluminium de couleur gris anthracite ; au niveau des combles, la toiture sera réalisée en zinc.

Pour étendre notre ensemble et lui offrir un contexte accueillant et favorable à la vie en communauté, nous avons pour objectif de s’insérer harmonieusement dans ce quartier résidentiel. Le projet s’appuiera sur les deux murs pignons à l’arrière et sur le côté droit de la parcelle. Les volumes habitables se dessineront autour de deux failles qui libéreront le sol en faveur des jardins et créeront des volumes légers à l’échelle du quartier. Ces volumes s’organiseront autour de deux halls traversants au rez-de-chaussée. Ils permettront de voir le fond de la parcelle végétale depuis la rue et d’apprécier le terrain dans toutes ces potentialités et dans sa volumétrie globale. Pour accentuer cet effet végétal et souligner notre jeu volumétrique, nous avons également opté pour des jardins suspendus disposés à différents niveaux et aux ambiances paysagères différentes.

Deux paramètres qui composent le projet sont continuellement pris en compte dans ce dernier. L’architecture du lieu doit favoriser la réinsertion de ces occupants temporaires et le bâtiment existant en lui-même doit être guéri de certains mots qui le fragilisent. On constate alors un réel besoin réhabilitation afin que les habitants et le centre lui-même soit valorisés dans le quartier. L’enjeu est donc de conjuguer ces deux volumes, l’existant et le future en y instaurent une continuité temporelle sur le jeu de façade et l’aménagement spatiale quant à l’appréciation de ce son confort de vie. L’équipe de KARAKTER s’est penché sur la méthode de réflexion. Celle-ci a permis de développer une connaissance sur les besoins des femmes en rupture d’hébergement. L’approfondissement de ce savoir est allé de paire avec une réflexion spatiale et urbaine qui valorise le bâtiment sur le site. Ainsi, le parti-pris du projet consiste à créer une gradation de la sphère publique vers la sphère privée. Ce qui commence au seuil du bâtiment, les niveaux de sols sont travaillés de manière à concevoir en coupe une séparation physique entre public et privé pour le bien-être psychique des résidentes, les accès à la parcelle ont été contrôlés selon cet objectif.

L’association Aurore construit et gère des lieux de vie pour des personnes n’ayant pas accès au logement de droit commun. La qualité de cet ouvrage est à la mesure des besoins et de la fragilité des personnes qui y vivent. C’est un habitat temporaire qui doit assurer la sérénité de ses occupants. De part la configuration de la parcelle, de la morphologie des constructions avoisinantes et des différentes règles d’urbanisme. Les murs pignons sont traités avec beaucoup d’attention afin d’offrir un élément animé dans le paysage du quartier. Le projet a été imaginé comme deux pavillons reliés par une galerie. Un pavillon sur rue et un second sur jardin. Ce qui permet de créer un grand espace végétalisé à l’arrière de la parcelle.